A community in resistance

(French translation below)

Nearly a year has passed since the day of the Dale Farm eviction, and for a lot of the people who spent time at Dale Farm as part of the resistance, the anniversary carries a huge amount of emotional and political significance. Many of us had spent nearly two months living at Dale Farm as part of the protest camp at the heart of the Dale Farm Solidarity campaign. We combined direct action, legal action, and mass pressure through the internet, media and public outreach to build a campaign that reached thousands of people.

From the beginning we hoped to make the eviction into a financial and political liability- avoiding future evictions as well as trying to prevent the Dale Farm eviction- although we knew that the local council – Basildon- was determined to make it happen. We hoped to shift the discourse around Traveller rights- putting the issue of racism against Travellers into the public eye and challenging it. And we aimed to express solidarity with a community which, after being at the receiving end of state violence and racism for decades, was now being threatened with an assault of unprecedented scale. But some time between the rainy August days when the first marquees were set up and the bitingly cold October dawn when riot police stormed the site, we became so caught up in the struggle for the Dale Farm communities that our resistance took on an urgency tied into the power of a community fighting against the state in a David and Goliath set-up. The combined forces of the state, generations of anti-Traveller racism and the capitalist interests of the housing market and land developers made for a formidable Goliath, and neither the outpouring of public anger over the eviction nor our bodies chained to barricades and lock-ons were able to prevent the onslaught of riot police and bailiffs.

It’s hard to believe that just a year ago we were a group of people who hardly knew each other frantically building scaff towers, learning about planning permission legislation late at night, and even desperately hunting down information about newts to try to avert the eviction of a community who had welcomed us with amazing generosity, and taught us all a thing or two about resistance. One year on, the strength that many families are still showing is just as inspiring. Without adequate access to electricity or running water, they are ensuring their kids can stay in school and fighting to live with dignity and as part of a close-knit community.

I for one feel honoured to stand in solidarity with the Dale Farm community on the one year anniversary of their eviction from their home. Especially as they face constant intimidation and possible further eviction action from Basildon Council, it’s crucial that we target the root of the problem. We need to hit the government department responsible for anti-Traveller legislation , and hit them hard. Join us on the 19th October to expose the racism and brutality of Eric Pickles and the Department for Communities and Local Government. Meet at 1pm at Victoria Station- bring noise, friends and your rage.

Retour sur une année de résistance en solidarité avec les gens du voyage en Angleterre et contre l’expulsion de Dale Farm

Près d’un an s’est écoulé depuis le 19 Octobre 2011, date de l’expulsion de 92 familles du site dit de “Dale Farm” (dans l’Essex en Angleterre). Pour beaucoup de personnes qui ont passé du temps à Dale Farm dans le cadre de la résistance, l’anniversaire porte une forte charge émotionnelle et politique. Beaucoup d’entre nous ont passé près de deux mois à vivre à Dale Farm dans le cadre d’un camp qui fut au cœur de la campagne de solidarité pour Dale Farm. Nous avons combiné l’action directe, l’action en justice, et la pression de masse au travers d’Internet, des médias et par la sensibilisation du public pour construire une campagne qui a atteint des milliers de personnes.

Dès le début, nous espérions faire de l’expulsion un boulet financier et politique pour les autorités, cherchant ainsi à éviter d’autres expulsions à venir tout en essayant d’empêcher l’expulsion de Dale Farm, même si nous savions que le conseil municipal de Basildon était déterminé à la mener à son terme. Nous espérions faire bouger la question des droits des gens du voyage tout en mettant le racisme dont ils sont l’objet au vu du grand public, et à le contester. Nous avons cherché à exprimer notre solidarité avec une communauté qui, après avoir subi la violence d’État et le racisme depuis des décennies, était alors menacée d’un assaut d’une envergure sans précédent. Mais à un moment entre les jours pluvieux du mois d’août, où les premiers chapiteaux du camp furent mis en place, et l’aube glacée du matin d’Octobre, lorsque la police anti-émeute prît d’assaut le site, nous sommes devenus tellement impliqué-e-s dans la lutte pour les communautés de Dale Farm que notre résistance a pris un caractère d’urgence lié à la puissance d’une communauté luttant contre l’État à la façon de David contre Goliath. Les forces combinées de l’État, de générations d’anti-racisme contre les gens du voyage et des intérêts capitalistes du marché du logement et des promoteurs immobiliers jouèrent le rôle de Goliath, et ni l’effusion de colère de l’opinion publique provoquée par l’expulsion, ni nos corps enchaînés à des barricades et à des “lock-ons” ne réussirent à empêcher l’assaut de la police anti-émeute et des huissiers.

Il est difficile de croire qu’il y a un an, nous étions un groupe de personnes qui se connaissaient à peine, construisaient frénétiquement des tours d’échaffaudages, apprennaient la législation sur les questions de planification et d’urbanisme jusque tard dans la nuit, et cherchaient même désespérément des informations sur les tritons pour tenter d’éviter l’expulsion d’un communauté qui nous avait accueillis avec générosité incroyable, et qui nous a tout-es enseigné au moins une chose ou deux sur ce que résister veut dire. Un an plus tard, la force que de nombreuses familles montre encore est toute aussi inspirante. Sans accès adéquat à l’électricité ou à l’eau courante, elles se débrouillent pour que leurs enfants puissent continuer à aller à l’école et se battent pour vivre dignement dans le cadre d’une communauté très soudée.

Pour ma part je me sens honoré-e d’être solidaire avec la communauté de Dale Farm lors du premier anniversaire de leur expulsion de leur maison. Alors même qu’ils font actuellement face à de constantes intimidations et à une éventuelle nouvelle action d’expulsion menés par la municipalité de Basildon, il est crucial que nous ciblions la racine même du problème. Nous avons besoin de frapper le ministère responsable de cette lutte contre les gens du voyage, et de les frapper fort. Rejoignez-nous le 19 Octobre pour exposer le racisme et la brutalité d’Eric Pickles et le Département des Communautés et du Gouvernement local. Rendez-vous à 13 heures à la gare Victoria (à Londres) pour faire de bruit, avec vos amis et votre rage.

Le réseau “Traveller Solidarity Network” (TSN, Réseau de Solidarité avec les Gens du Voyage issu de la campagne de résistance pour Dale Farm) cherche à tisser des liens avec des alliés dans d’autres pays. En particulier, nous souhaiterions rentrer en contact avec des militants actifs ou cherchant à intervenir contre la vague d’expulsion de camps de Roms actuellement orchestrée par le gouvernement français. Merci de prendre contact avec nous (de préférence en anglais mais nous pouvons aussi répondre aux messages en français) : travellersolidarity @ riseup.net

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Comments
One Response to “A community in resistance”
  1. i was at dale farm on the day of the eviction; i will be @ victoria friday! love & respect to the travelling community for making us so welcome. being so strong . . . & being in the right!

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